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  • CAN Côte d’Ivoire 2023: Victoire in extremis du Burkina contre la Mauritanie

    CAN Côte d’Ivoire 2023: Victoire in extremis du Burkina contre la Mauritanie

    Lors d’un match dominé – contre toute attente – par la Mauritanie, qui a fait bonne figure, face à une équipe du Burkina Faso qui n’a pas eu la partie facile, les Mauritaniens ont fait bonne impression ce mardi soir.

    Les Étalons du Burkina Faso ont pu vaincre les Mourabitounes de Mauritanie. Inscrit à la 96e minute, durant les temps additionnels, et transformant un penalty accordé par la VAR, le but de Bertrand Traoré marque une victoire in extremis qui propulse le onze burkinabé à la tête du groupe D, après le nul (1-1) hier, lundi, entré l’Algérie et l’Angola.

    Les poulains d’Hubert Velud, sélectionneur du Burkina, sont considérés comme les favoris de ce groupe. Sous la houlette de l’entraîneur français Amir Abdou, la Mauritanie, pour sa part, a démontré qu’elle n’est plus le maillon faible de la chaîne, l’équipe faible, facile à battre. Donnant du fil à retordre à ses adversaires, elle aspire à gagner.

    Prochain rendez-vous du groupe, samedi prochain, 20 janvier, toujours à Bouaké, au stade de la Paix, avec 2 affiches Algérie-Burkina Faso à 14h et Mauritanie-Angola à 17h.

  • CAN : L’Angola fait match nul face à l’Algérie 

    CAN : L’Angola fait match nul face à l’Algérie 

    Le match Algérie-Angola, disputé lundi soir au Stade de la Paix à Bouaké, s’est soldé par un match nul 1-1 au premier tour du groupe D de la Coupe d’Afrique des Nations 2023, qui se déroule actuellement en Côte d’Ivoire. 

    Sur une passe décisive de Youcef Belaïli, Bagdad Bounedjah, star algérienne, a marqué un but à la 18e minute.

    A la 2e mi-temps, l’Angola a su profiter de ses rares occasions pour forcer l’égalisation face à l’Algérie, qui, après son ouverture du score jouait moins bien qu’en première. Au point que L’Équipe l’a qualifiée de “poussive et peu inspirée”.

    Comptés au nombre des favoris de cette 15e édition de la CAN, les Fennecs ont été tenus en échec par les Palancas Negras. Avec un point au compteur, qui les met “dos à dos de la CAN” (titre L’Équipe), les deux équipes attendent le résultat du match ultérieur entre la Mauritanie et le Burkina Faso. 

    Un nul qui constitue une aubaine pour les Mourabitounes et les Étalons de prendre la tête du groupe D en cas de victoire de l’une ou de l’autre des équipes mauritanienne ou burkinabé.

  • Îles Canaries : Inquiétudes quant à la hausse du nombre de navires en provenance de Mauritanie 

    Îles Canaries : Inquiétudes quant à la hausse du nombre de navires en provenance de Mauritanie 

    Le chef du gouvernement régional des îles Canaries, Fernando Clavijo, a appelé aujourd’hui l’Espagne et la Commission européenne à renforcer de toute urgence l’accord de coopération avec la Mauritanie en matière domaine de migration. 

    Cette déclaration intervient après que les autorités ont constaté une augmentation significative du nombre de migrants arrivant sur les îles en provenance de la côte mauritanienne ces dernières semaines. 

    Selon les statistiques espagnoles, 43 navires transportant des migrants sont arrivés aux îles Canaries entre le 1er et le 13 janvier, dont 35 en provenance de la seule Mauritanie. 

    Le chef du gouvernement local a déclaré que cela montre que les dispositions régissant les départs des navires “ne semblent pas fonctionner correctement”. 

    Les analyses régulières de suivi des migrations menées par les autorités montrent une augmentation significative du nombre de bateaux arrivant dans l’archipel en provenance de Mauritanie depuis début décembre de l’année dernière. 

    La preuve en est que, sur l’ensemble de l’année 2023, 93 bateaux ont navigué des côtes mauritaniennes vers les îles Canaries. Plus de la moitié sont arrivés au cours du dernier mois de l’année. 

    Selon le ministère de l’Intérieur, plus de 3 500 migrants sont déjà arrivés sur les plages des îles Canaries au cours des deux premières semaines de janvier 2024 contre 371 migrants au cours de la même période en 2023 et 714  en 2022.

  • Sénégal: Macky Sall donne le coup d’envoi de la Journée nationale de l’équité au CICAD 

    Sénégal: Macky Sall donne le coup d’envoi de la Journée nationale de l’équité au CICAD 

    Le chef de l’Etat est arrivé mardi au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) à Diamniadio, Rufisque, où il a présidé la Journée nationale de l’équité, qui était axée sur les thèmes suivants : « La justice sociale et territoriale est au cœur du Plan Sénégal émergent (PSE), a souligné l’Agence de Presse Sénégalaise (APS). 

    Macky Sall a été accueilli par Thérèse Faye Diouf, ministre du Développement régional, de la Solidarité nationale, de la Justice sociale et territoriale, en présence d’un grand nombre de responsables gouvernementaux, de plusieurs responsables gouvernementaux et d’élus locaux. 

    La conférence réunira plusieurs délégations de toutes les régions du Sénégal et des représentants d’organisations internationales. 

    “Les politiques de justice territoriale et de justice sociale sont toujours au centre de mes préoccupations, car  je souhaite sincèrement que tous les Sénégalais puissent jouir d’une nation partagée de bien-être, de dignité et de décence, et d’un désir d’unité. “Uni et indivisible est ce que nous pouvons offrir à notre peuple”, a déclaré le chef de l’Etat dans un document remis à la presse. 

    La même source précise que l’objectif général de la journée était “de mettre en valeur la pertinence et la rigueur des politiques actives de l’Etat sénégalais visant à réduire les inégalités territoriales et sociales, le développement de projets et de programmes judiciaires et d’en faire connaître les résultats”. 

    Dans son discours à la nation le 31 décembre, le chef de l’Etat s’est dit toujours soucieux de la justice territoriale et sociale “afin que personne ne soit laissé pour compte”, ce qui a conduit à la création d’instruments de justice territoriale et d’inclusion sociale.

    “Dans la recherche du bonheur, je garde toujours à l’esprit les considérations de justice territoriale et sociale pour que personne ne soit laissé pour compte. C’est un Sénégal pour tous, un Sénégal pour tous”, a déclaré Macky Sal. 

    Dans son dernier discours de fin d’année à la nation en tant que chef de l’État, le président Sall a déclaré : « Je pense au peuple sénégalais qui se lève tôt, travaille dur et se couche tard. » 

    « Je pense aux faibles revenus et aux familles pauvres au Sénégal », a-t-il souligné. C’est pour cette raison, dit-il, qu’il a introduit des mesures de justice territoriale et d’inclusion sociale.  

    Macky Sall a soutenu le Programme d’urgence de développement communautaire, le Programme de modernisation de l’Axe frontalier et de la zone frontalière, le Programme de modernisation urbaine, le Programme Xëyu Ndaw ñi, la Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes et le Fonds de formation professionnelle (3F PT), des terres agricoles partagées, une assurance maladie universelle et des subventions de sécurité familiale dont la dotation est passée de 25000 à 35000 francs CFA. 

    Il s’est dit heureux d’annoncer la prolongation pour trois ans du programme Xëyu Ndaw ñi, qui vise à employer 82 000 jeunes pour une valeur de 450 milliards de FCFA. 

     Macky Sall a indiqué que grâce à toutes ces mesures opérant à travers le pays, le gouvernement peut améliorer les conditions de vie dans les villes, construire et rénover les lieux de culte, créer des emplois et mener d’autres activités génératrices de revenus. 

    Il a rapporté que l’État a financé des milliers de jeunes et  porteurs de projets, dont 250000 bénéficiaires de prêts DER/FJ. 

    Ces efforts ont permis à “des millions de bénéficiaires d’accéder aux services sociaux de base, dont l’assurance maladie, passant de 20% en 2013 à 53,2% en 2023”. 

    Il a indiqué que  le gouvernement a mis en œuvre un large éventail de politiques à travers le pays, de Tienne (Linguère) à Bagaya (Biñona), de Fisel (Fatik) à Sale Rio (Matum), de Dialokunda (Sediu) à Walidiara (Kédougou) et des centaines d’autres endroits. 

    Il a souligné la fourniture de l’eau et de l’électricité, la construction d’installations médicales et la distribution de matériel pour faciliter le travail des femmes. Dans le même temps, le pays continue, d’apporter son soutien aux ménages et aux travailleurs, ajoute le communiqué. 

    “En plus des augmentations générales des salaires dans le secteur public, nous soutenons les prix de l’alimentation de base, des transports, de l’eau et de l’énergie, avec des subventions qui s’élèveront à plus de 600 milliards de francs CFA cette seule année”, a déclaré le chef de l’Etat.

  • Sénégal, élection présidentielle : 21 candidats franchissent l’étape des parrainages 

    Sénégal, élection présidentielle : 21 candidats franchissent l’étape des parrainages 

    Une vingtaine de candidats à l’élection présidentielle du 25 février au Sénégal ont franchi la première étape de confirmation de leur candidature après avoir reçu la validation du Conseil Constitutionnel. L’opposant Ousmane Sonko, incarcéré, n’y figure pas, rapporte la presse mercredi. 

    Le Conseil constitutionnel va désormais examiner les candidatures de 21 candidats et publiera la liste définitive  au plus tard le 20 janvier courant.

    Le Conseil constitutionnel a achevé mardi son examen du parrainage nécessaire aux candidatures. Sur les 93 candidats qui ont postulé, 72 ont été rejetés. Parmi les recalés figurent 4 anciens Premiers ministres : Aminata Touré, Abdoul Mbaye, Cheikh Hadjibou Soumaré et Souleimane Ndéné Ndiaye, selon l’agence de presse sénégalaise APS, officielle. 

    Parmi les candidats retenus figurent le dauphin du président sortant et actuel Premier ministre Amadou Ba et les opposants Karim Wade et Khalifa Sall, ainsi que l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, deuxième à l’élection présidentielle de 2019. 

    Le Conseil Constitutionnel a également approuvé le parrainage de deux rivaux potentiels d’Amadou Ba au sein de son propre camp, la coalition de la majorité, Benno Bokk Yakaar. Il s’agit d’Aly Ngouiye Ndiaye, ancien ministre de l’Agriculture, et Mahammed Boune Abdallah Dione, lui aussi ex-Premier ministre et homme politique proche du président Macky Sall. 

    Autre fait saillant, le rejet par le Conseil Constitutionnel du dossier de l’opposant Ousmane Sonko, car il est incomplet. Figure centrale de plus de deux ans de conflit avec le gouvernement, conflit qui a déclenché plusieurs émeutes meurtrières, Sonko était considéré comme le principal outsider du prochain scrutin. Sa campagne a d’ailleurs annoncé avoir déposé un recours. Parallèlement, le Conseil a approuvé le plan B du PASTEF, le parti dissous de Sonko, à savoir Bassirou Diomaye Faye. Un autre proche d’Ousmane Sonko, Habib Sy, a également franchi l’étape fatidique des parrainages. 

    La présidentielle qui s’annonce est à plus d’un titre spéciale. Par le nombre de candidats, par la bipolarisation du paysage politique, en raison du fossé et des tensions entre les deux pôles, par la difficulté de l’émergence d’un centre modéré.

    A cela s’ajoute de surcroît le fait que, pour la première fois de son histoire, le Sénégal organise une élection présidentielle à laquelle le président sortant ne participe pas. Chose rarissime en Afrique, Macky Sall avait annoncé en juillet qu’il ne briguera pas un troisième mandat.

  • SENEGAL-USA-CULTURE-MUSIQUE / Le groupe de rap américain « The Invisibles » en tournée au Sénégal 

    SENEGAL-USA-CULTURE-MUSIQUE / Le groupe de rap américain « The Invisibles » en tournée au Sénégal 

    Le groupe de rap américain Thé Invisibles poursuit, ce mardi, sa tournée au Sénégal sponsorisée par l’ambassade américaine, ont confirmé des sources diplomatiques. 

    La tournée, qui a débuté dimanche, s’inscrit dans le cadre d’un programme de coopération culturelle qui favorise les échanges à travers la musique et la culture, indique un communiqué dont copie est parvenue à l’APS, précise l’ambassade américaine à Dakar. 

    Durant son séjour sur le sol sénégalais, le groupe « The Invisibles » participera à des séances d’échanges culturels avec des artistes sénégalais et donnera des concerts gratuits à Dakar, Thiès, Saint-Louis et Louga. 

    Mercredi, le groupe se produira au Guédiawaye Hip-Hop Center en présence de l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal, Michael Rayner, et jeudi au Maya’s Club de Saint-Louis. 

    The Invisibles ont été fondés par quatre amis qui travaillent ensemble depuis le début des années 2000, rappelle le communiqué. En 2022, le groupe a entamé sa première tournée mondiale en Inde, au Nigeria, en Ouganda, en Thaïlande et aux États-Unis.

  • Coopération sécuritaire transfrontalière : Le Mali, le Sénégal et la Mauritanie adoptent une feuille de route pour 2024

    Coopération sécuritaire transfrontalière : Le Mali, le Sénégal et la Mauritanie adoptent une feuille de route pour 2024

    Le jeudi 11 janvier 2024, à Tambacounda, ville sénégalaise, a eu lieu une réunion tripartite des pays impliqués dans la coopération sécuritaire transfrontalière (Sénégal, Mali et Mauritanie). Pendant trois jours, les délégations des commandements militaires des pays membres ont discuté des défis sécuritaires auxquels ils sont confrontés et des moyens de les relever.

    Les pays participants ont adopté une feuille de route pour l’année 2024. Elle prévoit une série de mesures visant à renforcer la coopération entre les trois pays.

    Parmi ces mesures, on peut citer:

    1. Le renforcement des capacités de renseignement et de surveillance des frontières ;

    2. L’intensification des opérations conjointes de lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue ;

    3. Le développement de la coopération policière et judiciaire ;

    4. La promotion de la sensibilisation aux risques sécuritaires auprès des populations locales.

    Au sujet du point 1, les discussions ont été particulièrement fructueuses. Le système de surveillance intégré sera mis en place pour mieux détecter et suivre les mouvements des groupes armés terroristes.

    Pour lutter contre le terrorisme (point 2), les trois pays ont convenu de poursuivre leurs opérations conjointes, notamment dans les zones frontalières. Ils ont également convenu de renforcer leur collaboration avec les forces internationales présentes dans la région.

    En ce qui concerne le point 3, la coopération policière et judiciaire, elle a suscité d’importants échanges. Les participants ont convenu de faciliter l’échange d’informations et de mettre en place des mécanismes de coopération susceptibles de faciliter l’arrestation et le jugement des criminels transfrontaliers.

    Enfin, pour le point 4, les trois pays ont finalement convenu de sensibiliser les populations locales aux risques sécuritaires. C’est ainsi que des campagnes de sensibilisation seront organisées de façon à informer les populations des menaces auxquelles elles sont confrontées et des mesures à prendre d’urgence pour se protéger.

    La coopération sécuritaire transfrontalière entre le Mali, le Sénégal et la Mauritanie s’articule désormais autour de cette feuille de route. Elle marque l’avènement du renforcement de la coordination des efforts des trois pays et une lutte plus efficace contre les menaces sécuritaires qui pèsent sur la région grâce à ces mesures concrètes.

  • Transition au Mali: « J’ai dit non à Macron, non à la CEDEAO », dixit Goïta

    Transition au Mali: « J’ai dit non à Macron, non à la CEDEAO », dixit Goïta

    Goïta a avoué avoir refusé en bloc les propositions de la France, de la Cédéao et d’une autre puissance étrangère qui avaient suggéré des noms pour diriger la transition.

    A Emmanuel Macron, qui l’avait appelé pour lui proposer trois noms clés aux yeux de la France, susceptibles de diriger la transition malienne, Assimi Goïta a dit non. A une autre puissance, dont il n’a pas révélé le nom, qui lui a soumis deux noms pour conduire la transition, Goïta a répondu non.

    La Cédéao est venue lui dire que tout est OK, qu’ils ont d’ores et déjà leur choix pour mener à  bon port la transition malienne. Cette fois encore, Goïta a rétorqué que cette transition sera dirigée par nul autre que lui-même, a-t-il déclaré d’un ton ferme.

    Assimi Goïta, homme d’État malien, est actuellement président de la transition au Mali depuis le 24 mai 2021.

  • Tentative de coup d’Etat au Burkina: Info ou intox ?

    Tentative de coup d’Etat au Burkina: Info ou intox ?

    Une nouvelle rumeur de tentative de coup d’Etat circule depuis dimanche dernier dans le pays. Dans la foulée, de nombreux militaires seraient aux arrêts.

    La junte militaire garde le silence sur ces faits réels ou supposés. Au Burkina Faso, la circulation était confuse et désordonnée ce lundi (15.01.2024) à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. Dans la capitale, le rond-point de la Nation, devenu rond-point Ibrahim Traoré, illustre la perturbation du trafic.

    Les rumeurs font état de l’arrestation de plusieurs militaires. Des noms sont mêmes cités dont celui du lieutenant-colonel Evrard Somda, ancien chef d’état-major de la Gendarmerie nationale.

    S’ensuit une liste de personnes qui seraient impliquées dans ce complot. Comme Grégoire Zigané, Boureïma Sidibé et Henri Millogo, respectivement adjudant-chef, adjudant et soldat. Seraient également mis en cause des civils tels que Salif Teïta, ancien directeur de cabinet du ministre de la Culture, et Hamidou Kaboré, homme d’affaires.

    Les relais du pouvoir militaire sur les réseaux sociaux rééditent le scénario récurrent de “tentatives de déstabilisation de la transition”. On se rappelle un évènement analogue en septembre dernier.

    Le principal relais du pouvoir n’est autre que l’activiste burkinabé Ibrahim Maïga. Aux premières heures du putsch de Paul-Henri Sandaogo, il y a deux ans, en janvier 2022, il avait affiché son soutien aux putschistes, rassemblés au sein du “Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration”, nouvel organe de la junte au pouvoir. Installé aux Etats-Unis, Maïga détiendrait des informations émanant des hautes sphères de l’Etat.

    Par ailleurs, des groupes de jeunes vigiles montent la garde sur les grands axes de Ouagadougou. Postés aux points névralgiques de la capitale, ils veillent aussi sur le capitaine Ibrahim Traoré, l’homme fort du pays. 

    Au vu d’une telle situation, il est difficile de confirmer ou d’infirmer la rumeur relayée par les réseaux sociaux Facebook et WhatsApp. Correspond-elle à la réalité ou bien s’agit-il d’une manipulation visant à maintenir la mobilisation du peuple Burkinabè autour du capitaine Traoré ? On ne saurait dire. 

    En tous cas, les messages exhortent à “faire barrage” aux “tentatives d’assassinat du président Ibrahim Traoré”.

    L’enlèvement de l’ex-chef d’Etat major général de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Somda, par des hommes cagoulés avait été précédé par d’autres enlèvements. En effet, Wahabou Drabo, ancien ministre des Sports et des Loisirs, a connu un sort identique, de même qu’une dizaine de soldats. Tous avaient été arrêtés et conduits vers une direction inconnue.

  • La Russie et le Niger prévoient d'”intensifier” leur coopération militaire

    La Russie et le Niger prévoient d’”intensifier” leur coopération militaire

    En juillet, peu après le coup d’État survenu à Niamey, la Russie avait annoncé son intension d’intensifier sa coopération militaire avec le Niger, un pays sahélien confronté à des groupes jihadistes.

    Depuis des années, Moscou envisage de renforcer son influence en Afrique aux dépens des Occidentaux, mais sa stratégie avait été mise à mal par la rébellion du groupe paramilitaire Wagner en juin 2023.

    Les vice-ministres russes de la Défense, Iounous-bek Evkourov et Alexandre Fomine, ont rencontré mardi dans la capitale russe le ministre nigérien de la Défense Salifou Modi, en marge d’une visite en Russie du Premier ministre du Niger Ali Mahamane Lamine Zeine.

    Le ministère russe de la Défense affirme que les parties ont constaté avec satisfaction une dynamique positive dans le développement de la coopération militaire lors des entretiens et ont identifié à cet égard des domaines de coopération prometteurs.

    Dans un communiqué, il affirme que les deux pays ont convenu d’intensifier les actions communes pour stabiliser la situation au Niger et de renforcer leur capacité à combattre les groupes armés.

    En décembre dernier, une délégation russe s’était rendue à Niamey pour discuter avec la junte militaire arrivée au pouvoir après un coup d’État fin juillet 2023.. Des accords avaient été signés pour renforcer la coopération militaire.

    La diplomatie russe est en position favorable au Niger alors que la France, alliée privilégiée du régime déchu, est devenue la cible toute désignée des nouvelles autorités qui ont dénoncé des accords de coopération militaire et obtenu le départ des 1.500 soldats français déployés dans ce pays en proie aux violences jihadistes.

    Les nouvelles autorités nigériennes avaient annoncé la fin de deux missions de sécurité de l’Union Européenne sur son territoire, concomitamment à la visite en Russie du Premier ministre Mahamane Zeine et de sa délégation gouvernementale.